Sexe dans les îles de la lune

Sexe dans les îles de la lune
Tout le monde dit que c'est tabou mais la consommation n'en est pas moindre à en croire des sources non officielles.Ne sont pas îles de la lune pour rien. Chaque fois que le mot est prononcé c'est à base de coups d'apostrophes " Astahafiroullah" que les phrases sont ponctuées. Comme le disait mon amie Iliki, on n'a pas le mode d'emploi. Y-a-t-il une façon comorienne de parler de sexe? Astahafiroulllah d'avance mais l'homo comocus notre ancêtre n'était pas polygame pour rien.

Je ne voudrais pas tomber dans l'adage "plus on en parle moins on en fait "mais étant jeune c'est un peu normal car je n'ai pas de vie sexuelle. "Le jour de mon mariage je decouvrirais celle qui m'a été promise". Cette phrase tourne en boucle dans les foyers des îles de la lune mais au fond elle traduit d'une gêne maladive, rien que le mot à lui seul fait trembler les bakoko et koko de l'archipel. Rantsi.

Pour un sujet classé tabou national, je ne peux hélas divulger des croustillants détails car figurez-vous mes parents aussi surveillent mes propos. Et les quelque potes avec qui on a abordé le sujet, je leur ai dit que c'est pour un pote non comorien qui avait besoin d'un renseignement. J'ai juste oublié de donner son e-mail pour qu'on lui envoie les réponses mais jai tenu à les lui rapporter en main propre. La seule réponse apportée à ce sujet "marie-toi" tu verras. Je trouve qu'on intégre beaucoup de suspens en la matière avec un culte du secret incroyable.

Etant passionné de gastronomie comorienne, j'ai analysé les ingrédients essentiels à la cuisine comorienne et j'ai noté que bon nombre d'epices ou d'autres aliments du quotidien sont de méchants aphrodisiaques, même consommés à petites doses. La vraie cuisine traditionnelle est structurée dans l'optique d'améliorer le comportement. Qui ne se souvient pas de ce thé comorien bien piquant au petit matin à base de gingembre juste avant d'aller travailler? Qui n'a pas en mémoire le goût du poisson assaisonné à base d'épices favorisant la circulation sanguine et pas que le sang d'ailleurs? Qui ne se souvient pas de ces fleurs de jasmin que les femmes se parent le soir après une rude journée à confectionner des plats aphro? A qui profite cette loi du silence? Qui tire les ficelles de cette cuisine aphro? Tchiiiiip ! pour un sujet tabou j'en ai trop dit je pense. En aparté la population comorienne double tous les 20 ans, qui suis-je? Sérieusement je reviendrai parler de sexe un autre jour car en ces temps de guerre les gens ont envie de lire des manuels de guerre pour peaufiner leurs tactiques de combat. Ne m'en veuillez pas.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 20:47

Enfin un message d'amour, d'espoir et d'unité retrouvée

Enfin un message d'amour, d'espoir et d'unité retrouvée
Comme tous les vendredis, je publie une image pour résumer l'humeur de la semaine sur kavou01. Aujourd'hui c'est une oeuvre d'ILIKI. Oeuvre un peu prémonitoire car on aperçoit une petite fille parée avec un pareo de shiromani habit traditionnel d'Anjouan qui pousse une lune éclatante qui dispose de quatres pattes - une merveilleuse allégorie pour nos chères îles. En ce temps de débarquement imminent ou pas, j'ai voulu un peu de poesie et de rêve pour rappeller que les îles de la lune sont avant tout un havre de paix.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:43

developper le pays...?

developper le pays...?
J'importe ce billet d'une intelligence inégalée d'une artiste que je ne manquerai pas de saluer la finesse, le courage et le dévouement pour son pays. Lisez c'est comme du pur arabica pour amateurs de café

Depuis la naissance, on nous inculque que l'avenir des Comores dépend de nous petits je-viens, que c'est à nous de développer le pays. Nous devons cela au pays, selon les parents je-viens, parce que nous avons la chance d'avoir toit sur notre tête, de pouvoir aller à l'école, et pouvoir trouver un travail et selon la famille au pays parce que nous avons eu la chance d'être né(e) ou de vivre dans un pays riche. C'est notre devoir, notre responsabilité, notre souhait, notre fardeau, notre rêve, notre destinée, peu importe le nom c'est à nous de le faire ; seulement voila, il y'a hic on a oublié de nous fournir le mode d'emploi, alors nous faisons tout à l'aveuglette et bien trop de fois nous faisons du sur-place et parfois nous reculons.
Que veut dire développer le pays ? Remplir les caisses de l'état nous- même en plus des impôts que nous payons ici ? Quitter l'Europe et partir nous installer pour travailler là-bas après nos études ou notre retraite ? Envoyer de l'argent sans avoir notre mot à dire à la famille ou au village lorsqu'ils nous le demandent ? Aucune idée, mais il me semble que l'on oublie trop souvent que le développement ne s'obtient pas seulement avec de l'argent. Un pays développé ne veut pas seulement dire, un pays oú les habitants ont leur chez soi avec la télé, la voiture, un boulot et de l'argent dans un compte. Un pays développé est un pays qui préserve sa culture, son histoire sa langue, un pays qui investie dans son avenir à l'aide des nouvelles technologies. Ceux dont nous avons peut être besoin, c'est de changer notre façon de voir les choses, pour la majorité de notre communauté la culture se limite aux journée culture (de notre village cela va de soi), les twarab et anda et l'avenir c'est la politique, le pouvoir. Il suffit de voir les livres comoriens publiés plus de la majorité, parle de politique ou de l'histoire de la politique., du grand mariage etc....Pas un seul livre de gastronomie comorienne, pourtant la cuisine comorienne est variée et délicieuse, j'imagine déjà des « tchhhhhipu un livre sur la cuisine,n'importe quoi » mais en attendant la France et l'Italie sont dans une lutte acharnée afin que leur gastronomie respective soit reconnu patrimoine du monde, que se passe t-il notre samboussa national vaut bien un camembert ou une pizza, non ?
Vous direz qu'est-ce que cela à voir avec le développement ? C'est simple, il s'agit de « tirer la corde » en espérant que les autres suivent. L'exemple parfait W4com. Il y a eu la version w4com simple forum, puis la version clip,radio, TV , soirée paris puis Marseille... le site a évolué, il est devenu plus complexe, il a su être à l'écoute des membres, et a cherché une réponse à cela, sans tomber dans le truc 3 francs six sous, toujours avec classe, w4com est devenu un label de qualité , si tu vois le logo w4com quelque part , tu sais que ce ne sera pas vulgaire etc....Bref, si d'autres sites se créent ou ceux qui existent s'il veulent « continuer » de vivre ils devront se mettre « à jour » et ne pas proposer moins, mais cela veut dire également que nous consommateurs comoriens nous devons apprendre à ne pas nous contenter d'un rien...mais tout ceci ne sont que les élucubrations soporifiques d'une vieille koko...
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 18:25

Abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégique?

Abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégique?
Non vous ne lisez pas un récit sur le poker. Il s'agit d'un moment particulier dans notre vie où nous sommes amenés à abattre nos dernières cartes. Souvent ce moment intervient quand le jeu en vaut la chandelle: jouer la finale d'un match de basket, repasser une épreuve au rattrapage, déclarer sa flamme à la femme de sa vie, gratter le dernier tige d'une allumette alors qu'on est enfermé dans une grotte...bref que des situations extrêmes où on joue son avenir avec comme seul leitmotiv: réussir ou passer aux oubliettes. Qu'est ce qu'on ressent en ce moment? On pense à quoi? A-t-on peur de quoi? Qui est ce qui nous motive? Pourquoi s'imposer un tel défi? Quelle technique utiliser pour y parvenir?

Tous les grands compétiteurs ont vécu des moments semblables: une forte pression, un gros enjeu et une victoire qu'on caresse à peine sans que ça soit un acquis. Dans ce moment précis, on ne sent rien, on est habité par la rage de vaincre, par la hargne de changer la face du monde et peu importe qui ou quoi qui se dresse devant nous, on démultipliera une force chabalistique pour le plaquer. Je dirais même qu'on est possédé par une force incroyable. On ne peut pas penser à autre chose que de relever le défi. La peur est un sentiment qu'on ne connait pas mais plutôt le trac car aller à la rencontre de ce qu'on veut atteindre à tout prix obsède un peu. On est persuadé être investi par une mission et seul le dépassement de soi témoignera de notre volonté de vouloir atteindre le but de notre vie. Sur ces instants de transe, on ne différencie pas tactique et stratégie car la notion de temps n'existe guère. Il faut allier rapidité de décision, porter un coup fatal et prendre l'ascendant sur l'adversité. Ce sont des instants indescriptibles puisque le taux d'adrénaline frôle le maximum autorisé par la loi.

Cette fois-ci, ce n'est plus un simple récit mais d'un évènement à venir, le soldat se retire pour entamer sa préparation physique et mentale. Le chemin ne sera pas facile mais il est hélas trop tard de déclarer forfait. Plus que quelques instants avant de monter sur le ring. La seule chose qui compte c'est de remporter la victoire et rentrer à la maison. Peut-être formuler un voeu : bonne chance.

Lire aussi : sortir de l'impasse
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 16:59
Modifié le vendredi 21 mars 2008 19:12

Tenir compte de l'expérience pour avancer

Pour les plus avertis parmi nous, les ressources humaines parlent de capital humain. Ce ne sont plus les machines qui détiennent le savoir mais l'être humain qui a de l'expérience. Or si nous regardons bien autour de nous (milieu comorien) l'expérience n'est pas assez mise en valeur ni mise en avant. Il est de coutume pour les jeunes générations de caricaturer les anciens en pensant qu'ils aient fait leur temps. L'exemple de la gestion des associations comoriennes illustrent bien cet état d'esprit. Soit c'est l'ancienne équipe qui est aux manettes depuis 2O ans-soit c'est une nouvelle équipe qui croit pouvoir s'en sortir sans l'aide de l'ancienne. L'effet élection présidentielle est passée par là: rupture avec le passé.

J'ai maintes fois réfléchi sur les maux qui rongent notre pays ou la société comorienne et j'en arrive à la conclusion suivante: nous ne capitalisons pas assez l'expérience de nos anciens, nous ne valorisons pas assez les acquis de nos anciens et nous ne gardons pas les bonnes pratiques afin de les intégrer dans un schéma moderne. Nous manquons tout simplement de repères. Ce que les grandes écoles de ressources humaines essaient de transmettre c'est que le capital humain est le meilleur des moyens dont dispose une entreprise, une association ou un pays pour aller de l'avant. En quoi ce capital humain est-il si important?

Prenez l'exemple d'un conducteur de bus ayant 30 ans de métier, il a suffisamment enregistré diverses situations et quand survient une situation de crise, il agit rapidement en combinant l'expérience, la faculté à faire le tri entre plusieurs choix et une forte aptitude à garder son sang froid. Un conducteur novice n'aurait pas forcement ces facultés qui exigent de longues années de pratique. Il n'y a pas que les acquis professionnelles, il y a aussi l'intelligence relationnelle, or il est prouvé scientifiquement que les plus âgés ont une forte aptitude bien communiquer et à établir des relations avec les autres. Nous connaissons tous les bénéfices d'une bonne communication quand on est parent ou responsable d'une équipe. Vous combinez de fortes capacités relationnelles, de fortes acquis professionnelles et une aptitude à convaincre les autres, vous aurez votre combinaison gagnante gagnante.
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# Posté le mardi 11 mars 2008 18:23