Où est donc passé Madame Rama Yade ?

Où est donc passé Madame Rama Yade ?
Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", a déclaré RamaYade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme.

Sur le même registre Madame la Ministre faites de la France la patrie des droits de l'homme !

Le colonel Bacar doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", a déclaré RamaYade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme.
# Posté le vendredi 28 mars 2008 22:27

L'Union des Comores jusqu'aux villages reculés d'Anjouan

L'Union des Comores jusqu'aux villages reculés d'Anjouan

On ne doit pas refaire les erreurs du passé! Cette fois-ci il faut impérativement des mésures exceptionnelles favorisant le devéloppement rapide et le rattrapage des liju anjouanais (ndrl massafarini) par rapport aux grands ensembles urbains comme Ouani, Domoni et Mutsamudu. Les liju ont longtemps été exclus dans le développement d'infrastructures, de l'aménagement du territoire, de la redistribution des richesses et de la prise en compte de leur coondition de vie difficile. J'explicite. Ces régions manquent cruellement de centres de soins, de routes bitumées, de locaux pour accueillir les eleves, de coup de pouce financier pour sortir de la misère et de mésures gouvernementales comme zone très très pauvre du pays. Longtemps servies pour l'agriculture vivrière et de pole de main d'oeuvre bon marché pour l'economie de la vanille et du girofle, ces régions ont certes apporté à la nation comorienne, engraissé des générations de leaders mais pas su profité des retombées économiques de leur sueur. Longtemps ils étaient tenus à l'ecart par la mentalité féodale d'une frange de la population anjouanaise qui désignaient les habitants de ces zones rurales sous le vocable de "WAMATSAHA".

L'écart de niveau de vie, le contraste entre zone urbaine et liju, le manque d'espoir et l'exclusion dont les wamatsaha font l'object a nourri l'idéologie séparatiste. Un séparatisme originel ayant des motifs purement socio-économique s'est vu récuperer par les scrupuleux hommes des régions cotières pour en faire une idéologie politique. Encore une fois on leur a volé leur révolution. Cette razzia idéologique a causé un profond clivage entre les habitants des zones rurales et celles des zones urbaines et à ces heures l'on craint une poussée de haine susceptible de virer en reglements de comptes inter régionales. Ce dont on redoute le plus ce ne sont plus les obus des rebelles mais la violence des machettes endoctrinées par les partisans de Bacar afin de se venger sur ce qu'on appelle les privilégiés (habitants des zones urbaines). Face au desespoir et aux frustrations tout reste possible et arrêtons naivement de croire qu'un beau discours suffira pour calmer les ardeurs.

Il n'y a pas de fatalité face à la pauvreté. Il n'y a plus de fatalité.L'Union des Comores aussi démocratique soit-elle doit débarquer dans ces régions avec un programme ambitieux de réduction de la misère, du rattrape en terme d'infrastructure, d'octroi des bourses aux familles très très pauvres, de construire des centres de santé, de faire rentrer ces régions dans la modernité: téléphone, eau courante, electricité... Sans cette volonté nationale de tendre la main à ces régions la crise séparatiste y sera gravée à jamais dans ces zones qui serviront de gisements séparatistes latents. Après les petits fours entre descendants des sultants et emirs des petrogolfs, le temps est venu de se consacrer au Nkima.
# Posté le mercredi 26 mars 2008 05:18

Democratie aux Comores - Anjouan doit servir d'exemple

Democratie aux Comores -  Anjouan doit servir d'exemple
Si vous avez France24 et comores4, vous avez forcement suivi en live l'opération "DEMOCRATIE AUX COMORES". L'envoyé très spécial de France24 F. Berruyer n'est pas avare de détails sur l'enchainement des évènements et tout porte à croire que la coalition contrôle la situation. Mais j'attire l'attention des lecteurs que ce n'est que le début et Anjouan se trouve dans une telle vulnérabilité que la population n'est pas encore à l'abris de règlements de comptes entre partisans de Bacar et fervents défenseurs de l'UNION DES COMORES. D'après les commentaires que j'ai pu lire sur divers blogs certains font froid dans le dos car on est pas loin d'un esprit de vengeance et du clivage Mmatsaha et Mgwana. C'est encore une autre forme de séparatisme à combattre.

Si la dictature de Bacar a vécu ses derniers instants de régime d'oppression ce n'est pas pour installer un autre chaos. C'est peut-être le moment de remettre à plat le système féodal qui prévaut à Anjouan en instaurant les vraies bases d'une gouvernance démocratique et moderne. Est-il que le niveau de frustration de la population est telle que tout risque de dérive ne semble pas si éloigné. Anjouan ne réclame pas seulement d'être libéré de derniers séparatistes qui l'empoisonnait mais d'être libéré des réelles et sérieuses causes séparatismes qui l'a rongées depuis 1997. Un défi de développement attend cette île et un beau discours mielleux ne suffira pas.

Face à la gravité de la situation, j'en appelle à la bonne conscience de nos frères anjouanais de garantir un retour de la démocratie sur la perle des Comores. Dans ces instants si particuliers, j'ai une petite pensée pour tous les habitants d'Anjouan qu'Allah les bénisse. Je sais que ces dernières 48H n'ont pas été un parcours de santé mais tenez bons bientôt les alizés viendront caresser celle surnommée perle des Comores.
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# Posté le mardi 25 mars 2008 18:09

Sortir de l'impasse même en y laissant sa peau

Sortir de l'impasse même en y laissant sa peau
:-) A défaut d'image du jour, sans doute vous me donneriez votre avis !
Précédemment je parlais d'abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégie mais il s'est avéré que souvent le combat du moment en plus de la stratégie et des tactiques le facteur temps est un paramètre à ne pas trop négliger. Bon ok c'est flou je vais faire un joli dessin. Voilà je dois faire un choix sur un aspect important de ma vie cependant j'ai le choix entre une situation actuelle pas terrible mais pouvant évoluer et une situation peut-être meilleure mais qui ne s'est pas encore présentée. Les 2 ont un point commun c'est que je mise sur l'avenir avec un gros facteur d'incertitude. Si vous connaissez une formule mathématique pouvant m'aider à modéliser ça, j'achèterai asap. Comment faire?

Perso je n'ai pas peur de me tromper, mais j'ai peur de ne pas pouvoir me relever. J'ai tellement mobiliser des ressources et peut-être j'en dispose pas assez en stock pour une nouvelle croisade. Que se passera-t-il en cas d'échec? Je ne suis pas pessimiste mais je n'exclue aucune hypothèse et puis personne n'est invincible. La réussite apporte son lot de consolation donc je survole brièvement cette hypothèse. Avant de faire un choix je dois absolument étudier tous les scenaris possibles afin de relativiser un probable échec. Quel genre d'échec voudrais-je? C'est loin de ma façon de faire de disserter sur l'échec mais le jeu en vaut la chandelle.

J'ai déjà consulté mes meilleurs conseillers qui manquent cruellement d'originalité et ils me proposent tous la même chose "renga ya mataba na mtsuzi". En langage clair ça veut dire ils se réfugient dans ce que j'aurai fait. Je leur demande leurs opinions, ils clonent la mienne. Je me demande si ils sont pas un peu raeliens. Je pense que la solution n'est pas dans les 2 options, il doit y avoir une option C qui viendra peut-être réconcilier les deux précédentes même si cela ne sera pas facile. ça sera le prix à payer pour sortir de l'impasse. Pour les amateurs de Woody Allen ayant décode ce message, prière de m'adresser vos suggestions.
# Posté le vendredi 21 mars 2008 19:10
Modifié le vendredi 21 mars 2008 19:31

Les vraies fausses informations du débarquement à Anjouan

Les vraies fausses informations du débarquement à Anjouan
Faut-il croire à tout ce qu'on lit ou voit? Quel crédit accordé aux images et aux infos diffusées sur les médias? Sommes-nous victimes de désinformation? Où est la vérité dans cette cacophonie? AFP, RFI, Télé Mayotte, Télé Reunion, Al watan, HKZ presse, blogs de news comoriens (comoblogs), ORTC, sites africains d'infos sont-ils manipulés?

A l'aune du XXI siecle, le nerf de la guerre demeure la maitrise de l'image et de l'information en provenance du front. Les nouvelles tactiques de guerre fleurissent à chaque conflit: guerre psychologique, guerre propre, frappe chirurgicale, population civile épargnée, de vrais reporters officiels accrédités. Le débarquement à Anjouan n'en est pas épargné. A l'heure d'internet et de l'instantanéité nous sommes submergés d'infos à tel point où la question de la confiance de ce qu'on lit ou voit surgit naturellement. Comme les émissions de télé réalité, voici venu l'heure des reality infos. Presque bon nombre de Comoriens vivent ce débarquement en live avec un nouveau concept: la reality guerre d'Anjouan. La surconsommation d'infos en provenance du front anjouanais place de fait en monopole les comoblogs qui diffusent les dépêches en quasi instantanéité sans aucun traitement, ni vérification derrière à part la cication des sources comme AFP, HKZ. Ce qui pourrait engendrer un risque de manipulation car à l'instar des médias classiques qui ne sont pas assez réactifs, les blogs et sites d'infos suivent au pas les faits et gestes de l'AND et des hommes de Bacar sans tout de même préciser le degré de véracité de ce qu'ils diffusent.

Récemment bon nombre de reportages sur Anjouan et sur Bacar ont été tournés, voyant un colonel fort, sympathique et limite victime de l'oppression de Sambi. Un Bacar combatif, sur de lui et une population aux allures calmes non loin du stress qu'engendrent l'avant débarquement. Quel crédit accordé à ces reportages qui montrent un colonel combatif? Ne s'agit-il pas d'un malheureux déja vu avec Saddam à la veille de l'invasion américaine? Des images qui montrent un colonel bosseur dans son bureau avec des collaborateurs qui sont plutôt du matin. Pourquoi ne nous donne-t-on pas de précisions sur les dates, conditions de tournages et lieu de tournage? Pourquoi les médias français y compris les antennes d'outre-mer ne donnent de la voix qu'au colonel Bacar? Pourquoi n'a-t-on pas droit à des reportages équilibrés où les hommes de Sambi et ceux de Bacar pourront expliquer leurs points de vue sur un même sujet?

De l'autre côté de l'Union des Comores, on n'hésite pas à montrer les hommes de l'AND surentrainés et prêts à affronter les milices de Bacar. On a aussi droit à des mini interviews du chef de l'etat major qui n'arrête pas de minimiser la puissance de feu de Bacar? Quelle responsabilité de ce chef d'état major confiant et qui fait sa COM? Aux allures graves et à ces instants pénibles que subissent les Anjouanais, l'heure n'est-elle pas venue que l'AND se retire et bosse au lieu de faire de la communication? Les médias comoriens au lieu de trouver des moyens ingénus pour couvrir ces évènements se posent en victimes et laissent le champ libre aux médias français qualifiés d'échec les incursions. L'AND ne doit pas demeurer la seule être rappelée à l'ordre et à ses responsabilités, il en va aussi à la presse comorienne de prendre ses responsabilités et de faire son travail. Sans entrer dans des considérations chauvinistes, est-il judicieux de laisser le monopole des images à un pays qui n'a toujours pas clarifié sa position ou un pays soupçonné de soutenir la rébellion anjouanaise?

Les Comores ne sont pas à l'abri d'une couverture médiatique erronée sur le débarquement à Anjouan. Il est naturel que les médias comoriens fassent leur travail mais dans une totale transparence et dans une éthique pour ne pas induire les Comoriens en erreur. Certes la libre interprétation des infos est personnelle mais ces médias ont une responsabilité publique à ne pas nous matraquer de reportages ante datés ou posts datés. Tout n'est pas bon aussi à publier car il en va de la réussite de cette opération. Les Comores méritent une armée avec un etat major avec un rôle clair sans cacophonie bureaucratique entre les technocrates, les hommes de terrain et les alliés. J'en appelle aux internautes lecteurs de comoblogs de prendre avec des pincettes les infos qui sont livrées car elles peuvent être brutes de nature à pouvoir choqué plus d'un. La dictature de l'instantanéité ne doit pas se faire au détriment de la réalité du terrain que nous manquons car aucun citoyen se trouvant à Anjouan nous décrivent le théâtre du point de vue intérieur. kamal ali si tu nous entends.
# Posté le lundi 17 mars 2008 05:30